
Voilà de nouveau notre amie Svetlana dans l'Allier. C'était la dernière séance de pose de la journée, l'eau commençait à être froide après avoir passé l'après midi dedans. Le soleil déclinait à l'horizon et réchauffait les couleurs avec une belle teinte orangée. La peau du modèle, de nature très mate, avait un rendu magnifique dans ce bain de soleil. Vous connaissez ses courbes, vous connaissez son passé de danseuse et de gymnaste qui a sculpté son corps. J'aimais beaucoup la douceur de ses courbes sous la caresse du soleil. On a varié les poses et j'ai fait plusieurs photos. J'ai toujours du mal à choisir celles que je trouve les meilleures. Elles me plaisent toutes.
Rien n'est plus beau qu'une femme...

Voilà en guise de poisson d'avril, cet autoportrait pris par une nuit de canicule de juillet 2003 à Lausanne (pour tout vous dire, je faisais les réglages pendant que ma chère et tendre se préparait). Vous avez, le plus beau côté. Chez l'homme, l'envers vaut largement l'endroit, car le fait que nous n'ayons rien à cacher ne sert pas l'esthétique. Affaire de goût peut-être aussi...
Je vous prouve ainsi que le titre de mon blog est vrai. Non pas que je n'aime pas le corps masculin, ou que je ne m'aime pas, je m'aime juste assez pour être heureux : ni trop, ni trop peu, mais la beauté du corps féminin n'a pas d'égal et, pauvres hommes que nous sommes, il faut bien se rendre à l'évidence :
Rien n'est plus beau qu'une femme...
Vite, je file à ma séance photo. Le soleil est parfait, on aura un éclairage sublime par les fenêtres.
A bientôt donc.
Nostalgie de l'été pour cette photo à l'ambiance torride (il faisait dans les 35°C pour vous donner une idée de l'ambiance). Ce charmant modèle avait des courbes de rêve, sculptées par des années de pratique de la danse et de la gymnastique (origine russe oblige).
Retour donc dans cette ancienne sellerie reconvertie en chambre afin d'en faire un gite. Cadre plein de charme avec les boiseries de la sellerie entièrement conservées.
Côté séance photo : le lit à contrejour, l'effet du drapé et cette pose pudique renforcée par l'ombre du contrejour. J'aime beaucoup cette photographie : le nu comme je le vois et je l'apprécie.
Je vous laisse toute cette semaine au chaud donc, je penserai à vous de mes montagnes du Jura où je vais y passer la semaine. En plus vous savez ? Il y neige ! Incroyable non ?
A la semaine prochaine.
Emotion pure !
C'est exactement ce que j'ai ressenti en voyant cette photo. Elle illustrait une publicité d'un grand nom de la photographie Noir et Blanc (Ilford). J'ai immédiatement visité le site www.gladys.fr d'où elle était extraite : correct mais sans plus, cette photo était la seule qui sortait vraiment du lot.
Voilà le nu comme je l'aime. Une pose chaste, assez proche du naturel, du moins ni incongrue, ni inconvenante, une ambiance intimiste, du charme et de l'élégance... émotion pure encore.
J'ai entendu ce midi quelqu'un dire que les images parlaient à l'émotion et les mots parlaient à l'intellect. Belle définition qui me parle. J'aime l'association des images et des mots, mais là, il n'est pas besoin d'ajouter beaucoup de mots pour parler de cette photographie, "Emotion pure" suffisent.
Voilà mon coup de coeur pour une photo qui m'inspire et que dans mes rêves les plus fous (et les plus beaux) je serai capable de faire un jour. Je devrais d'ailleurs faire une galerie recensant ma sélection des photos qui m'inspirent le plus.
Elle est réapparue dans un récent numéro d'un magazine photographique (Réponses photo), j'ai de nouveau ressenti les mêmes sentiments en la revoyant. J'ai pensé aussitôt à vous la faire partager. Tous les plaisirs se partagent.
Mes hommages, chère Gladys, vous qui avez su figer cet instant.
Je me suis inventé cette catégorie dans la photographie de nu. Le charme nu, je ne sais pas si cela existait déjà, mais voilà ma propre définition. Il s'agit d'une photographie où le modèle pose entièrement nu, mais dans une pose qui reste totalement pudique. On est donc dans le nu suggéré, plutôt que montré.
Je trouve que cela donne un supplément de charme, une émotion plus intense qu'avec une photo de nu où les parties les plus secrètes sont entièrement montrées. On est plus sur l'interrogation, sur le mystère du charme féminin. On se pose les questions et on n'a pas les réponses, elles ne sont pas dévoilées. Tout reste au niveau de l'esprit.
Cela prouve bien que le nu est bien de l'art. L'art interroge toujours celui qui regarde, les réponses ne sont pas apportées, chacun trouve ses propres réponses.
Dans le nu, quand on obtient les réponses, on aborde un autre domaine, cela s'appelle la sexualité et en principe cela reste de l'ordre de la vie privée. Cela n'a absolument aucun rapport avec ce qui est traité ici. C'est totalement étranger à ma démarche et à mon approche du nu.
Non, il ne s'agit pas de tendresse ou de dureté de caractère. Voici deux tirages photos réalisés sur du papier baryté, dont l'un d'eux est déjà paru sur le blog. Celui-ci a des détracteurs. Les critiques portent sur le rendu de la photo qui est jugé trop gris et manquant de contraste. Examinez-les et faites votre choix.
En principe, une photo noir et blanc doit comporter toute une gamme de "couleurs" partant du blanc, passant par tout un dégradé de gris, pour finir au noir. Selon les sujets et la façon de les traiter, une des trois couleurs peut dominer ou être pratiquement absente.
Sous l'agrandisseur, au laboratoire, selon ses goûts personnels on va interpréter le négatif pour obtenir le résultat que l'on souhaite. L'agrandisseur dispose de deux paramètres sur lesquels on agit : le temps d'exposition à la lumière et le grade qui va donner un tirage doux ou contrasté.
Plutôt doux...
Dans ce cas, on veut obtenir un tirage comportant tout un modelé de gris avec peu de valeurs extrêmes (blanc et noir). On règle donc l'agrandisseur sur un faible grade. Ce traitement convient bien à certains sujets photographiques comme les paysages en général, les portraits d'enfants, de jeunes femmes (blondes de surcroit) et de nu. Cela donne un rendu doux, tout en subtilité et en harmonie.
...plutôt dur.
On veut obtenir un tirage qui va mettre en valeur les composants forts de la photo. On veut un contraste net entre les zones claires et les zones sombres. On va plutôt avoir d'un côté des blancs et des gris clairs et de l'autre des gris foncés et du noir. Cela convient pour des photos graphiques, des portraits d'homme en général et pour toutes les sujets dont on veut faire ressortir les traits principaux.
Les tendances actuelles vont plutôt vers des tirages assez contrastés. Pour un même tirage, on peut tout à fait faire une interprétation différente selon les goûts de chacun.
Alors, vous êtes plutôt doux ou dur ?
A bientôt.


Souvenir de la chaleur torride de cette chaude journée de juillet et du trac causé par cette séance de nu.


Deux photos prises dans l'Allier en plein été par une chaleur torride. Le soleil commençait à décliner et la peau très mate du modèle m'a donné des soucis de rendu des gris au tirage. Ici un baryté scanné qui pourrait peut être y gagner avec un tirage plus contrasté...
Avouez que le nu se prête particulièrement bien à un tel cadre. J'aime particulièrement les photos de nu intégré dans un paysage. C'est un thême qui m'est cher et m'inspire. A suivre donc...

J'aime particulièrement les nus qui restent sages et suggèrent plus qu'ils ne montrent.
Un bon exemple dans une pose alanguie sous la chaleur de l'été...