
Une photo très graphique aujourd'hui. A mille lieues de ce que je pensais faire ce jour là en studio. Les clichés fétichistes sont pourtant très loin de mes pensées. Je n'ai jamais effleuré de l'esprit ce genre d'approche de la féminité.
Mais voilà, l'improvisation, l'échange entre le modèle et le photographe et voilà où va se nicher la création !
Le pied légèrement posé sur le sol avec le fond blanc du studio.
Un cadrage serré. Le contraste du noir sur le blanc avec peu de gris.
Traitement du fichier nef (raw) avec Camera Raw associé à Photoshop. Un petit vignetage d'objectif en plus pour "fermer les angles". Une technique très chère à mon président de club. Hein Denis ?
Depuis quelques mois, je suis devenu adepte du raw. On dispose de plus de latitude pour traiter la photo sous Photoshop qu'avec un fichier jpeg. Ce format convient bien si on n'a pas prévu de faire des retouches. Dans le cas contraire le format raw est nettement préférable.

Une photo qui date de quelques mois issue
d'une séance (en fait deux) organisée dans la future ex-maison de mon ami Patrick (voir lien dans la rubrique Coup de coeur), juste avant qu'elle soit vendue. Notre modèle a fière
allure.
Une ancienne photo argentique prise au cours de mon premier stage de portraits. A l'époque je débutais et j'apprenais à diriger un modèle. Je
n'ai pas beaucoup progressé en la matière. Je ne suis pas quelqu'un de directif. Ma méthode est plus souple, je compte d'abord sur le relationnel, l'ambiance et la discussion pour
faire comprendre ce que j'aime comme pose. Après, j'oriente un peu sur les gestes, les mouvements et les positions du corps, des membres, les attitudes, mais je ne saoûle jamais les modèles avec un
flot de paroles incessantes qui, à mon avis, finissent par stresser. La parole est d'argent mais le silence est d'or. Sans doute en partie vrai, mais le silence total peut être
pesant pour un modèle. Celle-ci ne sait pas ce que l'on fait, ce que l'on regarde, ce que l'on cadre. Pour la mettre en confiance, il faut expliquer et dire ce que l'on
fait. Quand on voit le modèle s'interroger, avec un appareil numérique, il faut faire une pause et montrer le résultat avec les photos prises. Cela permet au modèle de se remettre en
confiance, en ayant vu et compris ce que le photographe attendait d'elle. Voilà en partie ma façon de travailler. Les modèles peuvent témoigner en ajoutant un
commentaire.



