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Rien n'est plus beau qu'une femme

Photographe amateur sur Orleans, Auxerre ou Montauban, la beaute feminine en noir et blanc est mon inspiration photographique principale. Mon approche est esthétique avec des mises en ambiance qui ajoutent une touche créative. Et si nous construisions un projet ensemble ?

Une petite fille n'est pas encore une femme

Publié le 18 Décembre 2011 par ERos in Inspirations

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Le gouvernement s'élève contre «l'hypersexualisation des petites filles» dans la publicité. J'ai pris cette photographie de mode lors d'un stage photo avec Gérard Chesneau. Elle correspond parfaitement au sujet de la femme-enfant. Une réflexion que je viens partager avec vous.


Le gouvernement s'inquiète de l'exploitation sexualisée des toutes jeunes filles, de plus en plus courante dans les médias. Chantal Jouanno, sénatrice UMP, vient d'être chargée par la ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, d'une mission visant à rédiger une charte officielle sur l'utilisation de l'image des enfants dans les médias.

 

Après les codes de la sexualité exploités dans la vague porno chic de ces dernières années, la mode les adoptent maintenant abondamment dans des publicités associées à de toutes jeunes filles. La vague des lolitas, pré-adolescentes de 12-13 ans, a connu son heure de gloire dans le passé. Ce sont maintenant de toutes jeunes filles de moins de 10 ans qui font la une des magazines, dans des poses codifiées voire carrément suggestives. Récemment, le magazine Vogue a fait sa couverture avec une enfant de dix ans dans une pose suggestive et la marque Abercrombie & Fitch a mis en avant ses hauts de bikinis rembourrés, destinés à ses jeunes clientes dès l'âge de 7 ans.

 

A leur décharge, il est vrai que l'on accuse bien vite la mode et la publicité. Celles-ci ne font pourtant que puiser leur inspiration dans l'observation de notre société. La publicité tout comme la mode, exploitent les tendances qu'elles sentent émerger. Notre société évolue sans cesse. Depuis quelques années, le temps s'accélère. Tout doit aller de plus en plus vite. On veut donc réduire le temps, supprimer des étapes. Ainsi, de nombreuses mères ne veulent plus assumer leur rôle de maman. Elles sont d'ailleurs de plus en plus souvent seules pour élever leurs enfants. Est ce la solitude, la lutte contre le temps ? Elles ont l'illusion de pouvoir rester jeunes en devenant une maman-complice. Elles veulent faire de leur fille leur meilleure copine. Alors pour que les petites grandissent vite et deviennent leur "égale", il faut les faire ressembler à des femmes. D'où l'origine de la dérive actuelle.

 

Je rebondis sur cette actualité pour vous livrer ma réflexion à ce sujet. Cette actualité Pour être une femme, il ne suffit pas de ressembler à une femme. Devenir une femme (comme un homme d'ailleurs) est un long processus. Il y a toutes une suite d'étapes à franchir pour se chercher, se découvrir et apprendre à s'aimer (sans trop pour qu'il reste pas mal d'amour à donner aux autres). La quête de soi demande du temps, de la maturation. Du passage de fille à pré-adolescente, adolescente puis jeune femme avant de devenir femme, à chaque étape, il y a une vie à vivre. Chacune de ces vies a ses propres codes, ses propres épisodes, avec ses joies et ses peines. Vivre une étape avant l'heure s'est se priver d'épisodes importants, comme le dessert après l'apéritif, l'accouchement sans la maternité, le mariage sans la nuit de... euh, je dérape là.

 

Enfin pour résumer, une petite fille est une petite fille et une femme est une femme. Que les femmes considèrent leur fille pour l'âge qu'elle a sans chercher à les faire grandir trop vite. Avec le temps, on apprend aussi que devenir adulte c'est aller au devant des embêtements. Laissons-leur alors l'innocence et l'insouciance de leur jeunesse.

 

Pour revenir à la photographie, je reste fidèle à ma principale inspiration artistique : la femme, la vraie, dans son corps et dans sa tête. Vous comprendrez donc que je ne suis près de photographier une jeune fille grimée en femme.

J'avoue malgré tout une récente entorse, bien involontaire de ma part. La photographie illustrant cet article est issue d'un récent stage dédié au portrait de mode, animé par le photographe orléanais Gérard Chesneau. La modèle est majeure mais a posé dans une tenue plus enfantine.J'ai réalisé un traitement de retouche à haute intensité pour doper les contrastes et les couleurs.

J'ai eu l'occasion de vous faire part de ce stage dans une précédente publication : Backstage stage photos de mode avec Gérard Chesneau.

 

 

 

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