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Rien n'est plus beau qu'une femme

Photographe amateur sur Orleans, Auxerre ou Montauban, la beaute feminine en noir et blanc est mon inspiration photographique principale. Mon approche est esthétique avec des mises en ambiance qui ajoutent une touche créative. Et si nous construisions un projet ensemble ?

Sylvia Kristel célèbre actrice du film Emmanuelle n'est plus

Publié le 19 Octobre 2012 par ERos in Inspirations

sylvia-kristel-emmanuelle-film-erotique-1974.jpgL'actrice Sylvia Kristel restée célèbre pour avoir incarné l'héroïne du film Emmanuelle est décédée.

Avec sa mort, c'est toute une page qui se tourne. Grâce à Sylvia Kristel dans Emmanuelle, de nombreuses femmes ont bénéficié des retombées du film qui a fait évolué la société.

Quand le film sort sur les écrans, le 26 juin 1974, la France est en pleine vague de la libération de la femme mais aussi de la libération sexuelle. Dans le personnage d'Emmanuelle, à 21 ans, Sylvia Kristel incarne la femme libre qui dispose d'elle même et fait selon ses désirs. Elle contribue ainsi à modifier le rôle de la femme dans la sexualité du couple. L'existence du plaisir féminin a enfin droit de cité. Au sein du couple, les rôles de chacun se rééquilibrent. La femme n'est plus soumise au bon vouloir du mâle dominant, seigneur et maître.

Le film est une adaptation du réalisateur Just Jaeckin du roman d'Emmanuelle Arsan publié en 1959. A l'époque le film est classé érotique et donc interdit au moins de 16 ans. Il y a eut près de 9 millions de spectateurs en France dont 3,3 millions à Paris et 50 millions dans le monde (certains parlent de 350 millions). C'est aussi le premier film érotique pour lequel les couples venaient faire la queue pour le voir. Le film Emmanuelle restera 13 ans à l'affiche d'un cinéma des Champs-Elysées à Paris. L'immense succès du film Emmanuelle connaîtra trois suite : Emmanuelle 2, Goodbye Emmanuelle puis Emmanuelle 4.

C'est quelques années après sa sortie que je découvre le personnage d'Emmanuelle. Il est encore nimbé de vapeurs sulfureuses, au même titre que les photographies de jeunes filles en fleur dévêtues de David Hamilton qui connurent leurs heures de gloire à la même période.

Sylvia Kristel a abandonné l'aventure Emmanuelle après ses quatre premiers volets en n'a pas participé aux quelques suites. Elle a tourné ensuite quelques films sans connaître de succès notable. Elle s'est aussi essayé à la chanson sans y laisser un grand souvenir. Les effets de l'alcool et de la drogue conjugués l'ont fait ensuite plonger dans l'anonymat. De nationalité néerlandaise, Sylvia Kristel reste l'actrice la plus connue de son pays dans le monde.

 

Pour de nombreux jeunes hommes de l'époque, Sylvia Kristel aura donc incarné la Femme. Elle les aura fait fantasmer à l'heure de l'éveil et de la découverte de leurs sens. J'étais un de ces jeunes hommes. C'était une époque où le mot érotique avait encore du sens. Aujourd'hui,  il est devenu le synonyme de pornographique. En le regardant de nos jours, on sourirait presque des scènes "osées" de l'époque. Elles étaient alors de bon goût. On a fait bien pire depuis.

C'est donc avec une certaine nostalgie baignée de tendresse sur nos années d'adolescence que l'on peut revoir certaines images déjà surannées mais ô combien chargées de sens et d'émotion. La vie est belle...

Au revoir madame Sylvia Kristel !

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Patrick Baret 20/10/2012 02:48


OUaouh! je sens que je vais (encore) te décevoir...


D'accord pour tes souvenirs "sociologiques"... mais enfin, Jaeckin, Hamilton et... Kristel donc, "ce n'est qu'un début, continuons le com-bat!"... car - putain de moine! - il reste encore
beaucoup à faire sur le sujet. Et en guise de précurseurs, pour ne pas quitter le monde du cinéma, ma préférence irait TRES NETTEMENT vers la nouvelle vague française... Jeanne Moreau dans Jules
et Jim, ou dans Les amants...ou les expérimentations plus ou moins innocentes, ou plus ou moins perverses, c'est selon, de mai 68... voyage organisé dans le Larzac, à Katmandou, à Wight...


Sylvia Kristel, au fond, j'aimais pas... ou pas beaucoup... Pas beaucoup de fesses, peu de seins, un visage assez inexpressif de génisse au pré, elle n'avait pas grand chose à donner, et
d'ailleurs elle ne donnait rien ! Glacée comme le papier du même nom de ses photos dans "Lui"!


En fait, j'aime la chair, j'aime qu'elle soit offerte avec générosité, et j'aime mon regard difficilement rassasié porté sur elle. La suggestion érotico-machin me lasse assez vite: si c'est un
livre il me tombe des mains, et si c'est un film, il finit par m'ennuyer... ou pire... par m'endormir!


La question pour moi, dans ce débat, est que je ne sais absolument pas comment on distigue l'érotisme de la pornographie. En tout cas, les flous artistiques, les voiles pudiques, les plans coupés
à hauteur du quatrième poil pubien à gauche, les travellings interrompus au moment précis où la main se glisse sous l'élastique, cela m'excite (très) rarement, me frustre (presque) à chaque fois,
et m'agace (toujours) prodigieusement. Inversement, le gros porno bien gras me ferait plutôt marrer tellement il est grotesque, et je ne m'y attarde pas davantage.


En outre, rappelle-toi: l' 'initiateur" d'Emmanuelle dans le film était ce vieux beau, faux intello, faux viril, faux "grand" acteur, vraie baderne sur le retour, déjà horriblement démodé en 1960
(alors t'imagine à la sortie du film, quinze ans plus tard, il est carrément en fin de vie...), probablement très catho très contrarié et très tourmenté... bref! j'ai nommé Alain Cuny!
Franchement il fallait le faire ! La scène finale du trio à poil, les trois serrés les uns contre les autres avec la femme "en sandwich" comme il se doit, dansant sur la jolie ritournelle de
Pierre Bachelet, au bord de l'envol vers le (septième) ciel... on atteint là un des sommets du ridicule !


Bon j'y reviens... il me faut à moi de la chair, et bien éclairée, bien filmée, consentante, heureuse d'être là et de s'y sentir bien, qu'on ait tout le temps de l'admirer, d'y attacher
quelques-uns de nos rêves, d'y confronter notre éternelle "curiosité" et notre éternelle "insatisfaction" des mystères de la chair de l' "autre". Et puis, tiens!... puisque nous nous sentons
toujours en retard d'une définition, il m'en vient une que je te livre: L'EROTISME COMMENCE A L'INSTANT MEME OU LE DESIR L'EMPORTE SUR LA PUDEUR. Dans la pornographie, si c'est vraiment
différent, ce dont je doute avec persistance, il n'y aurait évidemment pas de pudeur, mais peu-être pas non plus de DESIR. Ne jamais oublier la célèbre citation dont j'ai oublié l'auteur (si tu
l'as... je suis preneur !) : CE QUI IMPORTE A L'HOMME D'AUJOURD'HUI, CE N'EST PAS D'AVOIR DU PLAISIR, C'EST D'ETRE EXCITE.


Mais bien sûr, il faut baigner toutes ces idées en tenant compte de la variation de nos humeurs, de la configuration de nos "limites" personnelles, et de notre sens de l' esthétique, sans
laquelle érotisme ni pornographie ne sont rien que posture ou exercice de gymnastique. Car érotisme et pornographie, même si on y met en scène une gigantesque partouze, n'existent que pour CHAQUE
individu, pour chaque PERSONNE, confrontée à sa propre sensibilité. Nous pouvons être nombreux à être captivés par un même spectacle au même moment, mais il est improbable que nous le soyons tous
de la même manière. Et si l'enthousiasme nous conduit à des transports en commun, peut-être alors n'aurons-nous plus les idées suffisamment claires et disponibles pour continuer notre débat.


Enfin, nous parlons sans cesse de nous, spectateurs... Mais il faut dire aussi un mot du "metteur en scène", metteur en image, metteur en émotion, maître-initiateur (lui aussi!) d'un projet. Sans
se poser la question qui demanderait vingt pages de développement au moins, de savoir si c'est de l'art ou du cochon (!) je suis certain d'une chose: c'est qu'elles sont plutôt fraîches et
gentilles, nos modèles, quand elles sont filmées AVEC BIENVEILLANCE, que cela "se sent" dans l'image et nous fait d'une certaine manière "entrer dans le cadre"...


Une chose est sûre: à l'évocation du souvenir de certaines photos, certains films... monte en toi une sorte d'envie de "dire merci", car il est certain que tu as alors RECU UN CADEAU (peut-être
merci de la pudeur dépassée, dont je parlais tout à l'heure...) Tandis que, te trouvant confronté à certains autres spectacles, tu as juste envie... d'aller chercher une bière dans le frigo...
tiens! pourquoi pas ?!


Cher Eros, je me sens énormément d'amitié pour toi !

ERos 21/10/2012 23:33



Que dire devant ce commentaire fleuve ?


Rien... ou plutôt ok pour la bière, tout simplement.


Amitiés.


Eric


 



MOYON 19/10/2012 17:04


Bonsoir ERIC


Très bien résumé ce n'était que douceur et une mise en beauté de la Femme libre


Amitiées


Jean Luc

ERos 21/10/2012 23:31



Merci Jean-Luc !